A nouveau cette année, ArcelorMittal mobilise ses équipes Santé au Travail afin d’accompagner et encourager tous les salariés qui se sont lancés dans le défi du mois sans tabac
Isabelle est infirmière santé au travail et tabacologue chez ArcelorMittal à Reims.
« Je me suis spécialisée en tabacologie il y a 2 ans pour accompagner les salariés désireux d’arrêter de fumer.
Depuis que je mène cette campagne contre le tabac j’ai bien compris qu’il fallait être sur le terrain et rencontrer les fumeurs pour faire bouger les choses. Le plus efficace est le dialogue : comprendre les habitudes, savoir comment les fumeurs vivent avec leur addiction et bien entendu expliquer les effets nocifs du tabac mais aussi expliquer pourquoi vivre sans tabac, c’est la vie !
A chaque fois que je croise un fumeur et ils sont encore trop nombreux sur les sites, je n’ai pas peur de me répéter car j’ai un seul objectif, générer un déclic. La démarche peut être longue, le déclic peut être infime mais c’est déjà un premier pas vers l’arrêt du tabac et être sollicitée pour un accompagnement est un début de victoire ! Mon rôle est alors d’écouter et de proposer des solutions d’accompagnement.
Tous le savent, le tabagisme provoque des dommages sur la santé comme les maladies cardio-vasculaires, l’hypertension, le diabète, les infarctus, les AVC… mais ce n’est pas si simple d’arrêter, c’est très difficile de se séparer de cette addiction car les tentations, les occasions sont multiples. De plus, le contexte actuel a réactivé l’usage du tabac ou mis en pause les projets d’arrêt.
Je vais donc occuper le terrain, continuer à proposer un accompagnement personnalisé. Nous avons de la chance de travailler dans une entreprise qui investit pour la santé de ses salariés. J’ai été formée en tabacologie, je propose des consultations sur le temps de travail, ces rendez-vous sont confidentiels, hebdomadaires au début et espacés ou à la demande ensuite. Je suis habilitée à prescrire des substituts nicotiniques. Aujourd’hui 30% des fumeurs qui m’ont consultée continuent le sevrage. Bien sûr, parmi eux, il y a des échecs, j’appelle ça des « réussites reportées » : je dédramatise, car ces reprises intempestives font partie du processus d’arrêt.
Je continue à les suivre, je garde mon rôle de soutien et de coach que j’entends mener à bien pour atteindre l’objectif d’une entreprise sans tabac. »
